SaintéLyon 2012 – Équipement et alimentation

La SaintéLyon est passée (lire le compte-rendu ici), la récupération se déroule sans encombre et il est temps de redescendre du nuage. Je vous propose de revenir un peu plus en détails sur le matériel utilisé sur la course, de l’habillage du coureur au contenu du sac, en passant par l’alimentation.

Textile et chaussures

Mon choix était arrêté depuis longtemps, et validé par de nombreuses sorties longues lors de la préparation :

  • Bonnet Gore
  • Buff Kalenji
  • 1ère couche Craft extreme zéro
  • T-Shirt ML Columbia zip
  • Gants Craft
  • Caleçon Kalenji
  • Corsaire Kalenji
  • Bas de compression Compressport
  • Chaussettes Kalenji 500
  • Guêtres Raidlight
  • Chaussures Salomon XR Crossmax 1
  • Veste Kalenji étanche (accrochée au sac)

J’ai un équipement équivalent de rechange dans le sac (1 craft extreme, 1 T-Shirt ML Raidlight, 1 Caleçon Kalenji, 1 corsaire Asics, 1 bonnet Craft et 1 buff Kalenji) emballé dans des sacs de congélation zippés. Étant donné le rythme peu soutenu de la course, je n’ai que peu transpiré et donc pas ressenti le besoin de me changer.

Cet équipement m’a globalement donné satisfaction. J’étais souvent à deux doigts de mettre la veste en complément, surtout dans les bouchons sur la crête en pleine bise, mais je ne l’ai finalement jamais mise. De fait j’étais juste bien couvert pour courir. Je changerai peut-être une chose : j’investirai dans des gants et un bonnet coupe-vent. J’ai souvent eu les doigts qui s’engourdissait à cause du froid, au point de ne plus pouvoir ouvrir mes gourdes de crème de marrons (ahhhhhhhhhhhhhh ^^), ou alors mettre des sous-gants de soie.

Ezy Shoes X-Treme

Ezy Shoes X-Treme

Concernant les chaussures, les XR Crossmax ont accompli leur dernière mission. Du mariage à la Saintélyon, elles m’ont fidèlement suivi pendant 730 km. J’ai beaucoup apprécié leur polyvalence, leur accroche dans la boue et l’amorti confortable sur le dur. J’ai un peu optimisé l’adhérence sur la glace en ajoutant des chaines Ezy Shoes X-Treme aux chaussures. C’est cela de plus à porter, mais quel gain dans la sensation de sécurité ! Je changerai par contre les chaussures au profit d’un modèle Gore-Tex, parce que bon, l’eau glacée dans les chaussures (même si elle s’évacue bien dans les salomon), c’est pas très agréable.

Le sac et les accessoires

  • Lampe frontale Petzl Tikka 2+ avec accu Core
  • Lampe frontale Petzl Tikka 2+ de secours (dans le sac)
  • Piles de rechange (dans le sac)
  • Couverture de survie (dans le sac, obligatoire)
  • Sac Quechua Raid 10L
  • Poche à eau Source 1,5L + tuyau
  • Mini-kit de pharmacie (pansements…)
  • Suunto Ambit
Quechua Dosaz Raid 10

Quechua Dosaz Raid 10

Je suis extrêmement satisfait du sac Quechua. Dix litres, s’est parfait pour une course de ce type avec autant de ravitaillements. Au niveau confort, une fois bien réglé les sangles ventrale et pectorale, il ne bouge presque pas. Je ferai plus tard un billet spécialement consacré à ce sac, très bien conçu pour un prix défiant toute concurrence.

La frontale m’a beaucoup déçu. En fait, ce n’est pas qu’elle n’éclaire pas suffisamment, c’est que dans la course à la puissance qu’on observe depuis quelques temps, elle ne peut pas rivaliser. J’avais l’impression que tout le monde avait un phare sur la tête et moi une petite loupiote. Je vérifiais même régulièrement qu’elle était vraiment allumée ^^. Avec du monde derrière (autrement dit souvent, on est rarement seul sur la Saintélyon), la visibilité est très altérée et c’est réellement handicapant dans les descentes. Donc ma Tikka2 a fait son temps.

Saintélyon 2012 avec l'Ambit

Saintélyon 2012 avec l’Ambit

Un mot sur la Suunto Ambit (test complet à paraitre prochainement). Elle a été parfaite. M’indiquant avec précision où j’en étais à chaque instant de la course (allure, distance et dénivelé). J’avais pour la Saintélyon désactivé l’autolap. Je faisais un lap manuel à chaque ravito, de façon à avoir l’allure moyenne sur chaque secteur. J’avais même rajouté une « App » (depuis le firmware 2.0 on peut programmer l’affichage d’une donnée personnalisée) qui me donnait une estimation de mon temps final tout au long de la course. Pas de chance, j’avais oublié la ceinture cardiaque dans mon sac consigne. Je n’ai donc pas pu tester son confort sur une longue distance.

Alimentation

  • 3 gourdes de 85g de crème de marrons
  • 1 tube de sportenine
  • 1 cachet de paracétamol
  • Environ 2,5 litres d’eau

Une alimentation saine et équilibrée, non ? J’ai carburée à l’eau (sans additif, dans la poche du sac), au thé et à la soupe aux ravito. Dans le sac, de la crème de marrons que je prenais régulièrement en courrant (en plus ça fait plaisir). Aux ravito, je me consacrais au salé avec essentiellement du saucisson (j’ai bien du manger un demi-saucisson sur toute la course ^^). J’ai aussi pris l’habitude, étant régulièrement sujet aux crampes dès que je dépasse les 20 km (dont la dernière, mémorable, à la Saturday Night Frontale) de prendre un cachet de Sporténine toutes les 45 minutes.
Bilan : aucun problème digestif, d’hypoglycémie ou de crampes. Au niveau alimentation, tout s’est parfaitement déroulé.

Halte aux tétons sanglants

Vous ne le savez peut être pas, mais je suis le spécialiste du téton sanglant. Très sensible à ce niveau, j’avais déjà testé plusieurs solutions : le pansement en prévention (ne tient pas, à cause des poils et de la sueur), la bande collante (tient bien, trop bien, et donc horrible à enlever à cause des poils^^) et la bien connue crème anti-frottements Nok.

lanoline

Lanoline

Je l’utilisais régulièrement à mes débuts jusqu’à ce que je jette un coup d’oeil à la composition et que du coup je jette le tube (au moment où je l’utilisais, il y avait dans les ingrédients de la crème toute une ribambelle de parabens. Il semblerait que la formule ait changé depuis). Grâce à Clara et à l’arrivée de Nina, j’ai eu sous la main un produit plus naturel, dont les propriétés et la viscosité rendaient l’usage possible en course à pied. La lanoline. Son usage est plutôt à destination des femmes allaitantes ou en passe de l’être, mais cela faisait deux ou trois sorties que je le testais en remplacement de la Nok, et cela semblait fonctionner. Le test grandeur nature de la Saintélyon me l’a confirmé : même pas l’ombre d’une irritation. C’est beaucoup plus cher que la nok, mais c’est un produit un peu plus « naturel » (issu de la graisse de laine de mouton). Attention toutefois aux personnes présentant un terrain allergique, il semblerait que de rares cas de dermatite de contact aient été observés.

Trop chargé ?

Le sac pesait un peu plus de 3 kg, tous pleins faits. Je n’ai ressenti aucune douleur dorsale ou lombaire pendant toute la durée de l’épreuve. Aurais-je pu partir plus léger ? Si j’enlève l’équipement de rechange, que j’utilise une poche à eau de 1L (au lieu d’1,5L), je gagne pas loin d’un kg, mais perds de l’autonomie et de la tranquillité d’esprit…

8 thoughts on “SaintéLyon 2012 – Équipement et alimentation”

  1. pas mal cette analyse.
    je suis en train de rédiger le même genre d’article.
    Pour ta conclusion, effectivement tu es parti bien chargé, surtout qu’il y a beaucoup de ravitaillement sur la sainté.
    mais pour une première, difficile de prendre des risques 😉

  2. Voila le genre de billet dont je suis très friand, c’est toujours intéressant ces analyses ,ça donne un vrai retour d’expérience très utile et très instructif. J’ai le même sac en 17l, peut être un peu gros pour une éventuelle SaintéLyon en 2013

  3. Fiou, comme tous les autres, j’ai l’impression que tu étais très très chargé dis donc ! Apparemment, ça ne t’a pas porté préjudice, tant mieux. Et puis, entre 1 kilo de plus et la tranquillité d’esprit de se dire « je peux me changer, je suis autonome », c’est peut être un bon calcul…
    Pour les tétons, je suis sensible aussi, mais je tourne au sparadrap, qui, sauf parfois en plein été, tient assez bien pour moi.

  4. Et sinon, j’ai le même sac et j’en suis satisfait, mais je pense changer pour un plus grand (ou alors un 10L mais avec porte-bidon sur le devant). Comment as-tu fais pour rentrer tout ça dans le sac ? Tu avais juste la veste dans le filet extérieur ?
    (et désolé pour le double message, j’ai validé trop rapidement…)

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