4000 fous-furieux avaient rendez-vous ce dimanche 16 octobre 2011 dans la station de ski de La Bresse, dans les Vosges. Une course spéciale au programme, la StrongmanRun 2011, trail déjanté de 16 km avec obstacles à franchir pour corser le tout 😉
J’y étais, avec Djailla et Maya de la Runnosphère, Running Newbie était là, en supportrice de choc 😉


Nous arrivons sur place vers 11h30. Le parking principal est déjà bien rempli. Nous avons largement le temps d’aller chercher nos dossards, puis de revenir à la voiture pour se changer avant d’aller déjeuner sur la terrasse ensoleillée.
Oui, car il fait un temps magnifique et une température plutôt agréable au soleil. Conditions parfaites pour la course !
Je constate tout de suite la meilleure organisation sur certains points clés qui avaient posé de sérieux problèmes l’année passée : le départ est complètement revu, sur un faux plat légèrement montant et sans obstacles ou rétrécissements avant des kilomètres, et le retrait des dossards très bien organisé et qui prend nous finalement assez peu de temps. Nous récupérons donc une sacoche avec la puce, le dossard nominatif, quelques bonbons forts et énergétiques…

Nous repartons à la voiture pour nous changer et chercher les sandwichs. Vu la météo, c’est cuissard et t-shirt runnosphère, un buff et une calotte sous la gopro. Aux pieds, mes XT-wings 2.
Après le déjeuner sur la terrasse ensoleillée, nous retrouvons Maya.

13h, nous partons tranquillement en trottinant vers la ligne de départ. Nous sommes plutôt bien placés, à une trentaine de mètres de la ligne, mais malheureusement à l’ombre d’un grand sapin. Devant, à entendre le speaker, ça a l’air d’être le bazar, des concurrents étant assis après la ligne de chronométrage (pas la peine de mettre de puce aux chaussures les mecs alors 😉
Au retrait des dossards et sur les parkings cela doit être un sacré bordel, puisque le départ est annoncé à 14h15 (13h30 initialement prévu). Ca fait long, mais bon, nous attendons. Certains s’assoient et allument une clope (!).

Bon, finalement le départ est annoncé à 14h, et tout le monde se relève, et c’est à nouveau une bonne ambiance qui règne dans le sas. Les gens déguisés sont assez nombreux. Pas mal de concurrents ont fait des efforts pour fabriquer des déguisements très réussis.
14h, coup de pistolet au loin, la foule s’ébranle et avance par à coups jusqu’à franchir la ligne de départ. Je fais attention à ne pas me prendre les pieds dans le tapis et c’est parti !

Les deux premiers kilomètres sont assez fastidieux. La piste n’est pas très large et le peloton compact. Nous nous frayons tant bien que mal un chemin dans la foule. Nous sommes toujours plus ou moins tous les trois au contact. Dans le deuxième kilomètre la pente s’accentue et il devient un peu plus facile de dépasser. Petite descente avant une nouvelle cote assez brutale mais courte.

Le premier obstacle consiste à enjamber de gros blocs de pierre. 4 ou 5 lignes à franchir. L’obstacle est passé sans encombre, au pas.

Puis nouvelle portion roulante en montée et descente. Dans une descente en lacets, nous traversons un véritable bourbier dans lequel les chaussures s’enfoncent profondément. Certains ont regretté de ne pas avoir assez serré leurs lacets de chaussures^^. J’ai une petite pensée pour Shuseth, blessé, qui nous aurait bien fait un remake de la posture du flamand rose dans le lisier bressaud 🙂
J’ai perdu Djailla et Maya mais impossible de dire s’ils sont devant ou derrière !

Puis nous arrivons sur une jolie grimpette sur un single track. Impossible de courir ici, trop de monde et trop de pente. Dans la descente qui suit, le troisième obstacle est un enchevêtrement de troncs d’arbres à enjamber ou passer par dessous.

Puis nous continuons la descente très roulante jusqu’à la route. Sur cette portion je dois faire une halte devant un arbre pour une pause technique. (je vous épargne les images de cette scène… 30 secondes de gros plan sur un arbre ^^). J’entends Djailla qui passe en m’interpellant. Je le rattraperai un peu plus tard.
Cela remonte ensuite assez sèchement vers le quatrième obstacle : les pneus. Ah les pneus, c’est toujours marrant. Cette année ils en ont même accroché en l’air avec des cordes ! Eviter de suivre un coureur de trop près sous peine de se prendre un bout de caoutchouc sur le coin de la tronche ^^

Nous replongeons ensuite vers le tunnel, rempli d’eau, bien plus que l’an dernier. Je saute dans l’eau glacée. J’ai de l’eau jusqu’à la taille (merci mes 1,92m), je fais quelques pas et je trébuche sur quelque chose au fond de l’eau (tronc d’arbre ?) et plouf tout entier dans l’eau ! Choc thermique assuré ! Je sors donc de là avec 2 bons kilos d’eau en plus 😉

Nous avançons vers l’obstacle suivant : la pyramide de paille. Pas excessivement difficile, mais les muscles ont été refroidis d’un coup et sont quelques peu engourdis !

Vient ensuite le filet, sous lequel il faut avancer. Il pèse son poids le truc ! Le plus simple est de baisser la tête et d’avancer plié en deux en faisant porter le filet par son dos.

Sorti de là il faut s’attaquer à la mythique échelle de corde, un peu l’obstacle référence du strongmanrun !

J’aime beaucoup cet obstacle, impressionnant vu d’en bas, il est moins physique qu’il n’en a l’air !

En haut, petite nouveauté : des tuyaux-tobogans ! Obstacle amusant. Atterrissage en douceur dans la boue 🙂

Jusqu’ici tout va bien, pas de bobo, j’ai encore la patate et mon petit bain forcé n’a pas laissé trop de trace
On arrive dans les tranchées, bien profondes et remplies de boue. Pas de prises pour en sortir, mais heureusement, l’entraide est de mise sur cet obstacle. Entre les deux tranchées, j’entends mes suportrices et leur fait un petit coucou avant de repartir. J’aurai beaucoup moins de lucidité sur le 2e tour où je me tromperai sur leur localisation 🙁

Puis, c’est l’obstacle des clôtures à vache (électrifiées). Je serai épargné par le courant électrique sur les deux tours 😉

Encore une fosse profonde et puis nous partons à l’assaut de la piste noire, dré dans l’pentu sur 150m, puis redescente pour attaquer la palissade, obstacle de 3m de haut à escalader une fois, faire 2 aller-retour dans la pente, puis escalader une nouvelle fois cette palissade.
L’obstacle est plutôt marrant, mais dans les faits, c’était chiant. Encore au premier tour cela c’est passé assez vite sans trop attendre (3 minutes), mais au second tour, nous avons rattrapé les derniers et on a attendu pas loin de 15 minutes en tout sur ce seul obstacle ! L’obstacle n’était pas assez large (ou alors il aurait fallu utiliser toute la largeur en ne le franchissant qu’une seule fois). En plus comme il était haut, beaucoup avaient peur une fois arrivés au sommet. Le plus « simple » était finalement de sauter du haut des 3 mètres sur les matelas. Sur le deuxième tour je suis bien tombé les pieds sur le matelas, mais emporté par mon élan, je suis tombé sur les genoux dans les cailloux derrière les matelas. Pas de gros bobos mais je finirai le genou en sang (enfin un mélange de boue et de sang quoi ^^)

Les obstacles s’enchainent : un nouveau double champ de pneus et des bottes de paille…

Pour la suite il faut à nouveau ramper sous des planches de bois, dans la boue. Au premier tour, ça passe sans soucis, surtout que la boue est bien moelleuse. Au deuxième, oups ! déjà que j’ai le genou en vrac, en plus la boue a disparu. Il faudra dire aux gens de ne pas emmener la boue en souvenir…

On attaque ensuite la montée finale avec un petit obstacle au milieu : passer à travers un mur de bois dans un tuyau. Ca va, pas trop difficile à condition de choisir le bon tuyau, et que celui ci ne soit pas monopolisé par un gigantesque ténia composé de 12 coureurs attachés ^^

L’effort est court (300m) mais difficile (50D+). Cela redescend aussi raide jusqu’à la ligne de départ. Au passage, petit stop au ravito. J’en profite pour nettoyer un peu la GoPro, recouverte de boue. Plus de trace de Djailla, qui doit être parti devant. En avant pour un deuxième tour. C’est nettement plus fluide pour courir, par contre le sol est encore plus mou qu’au premier tour. C’est assez usant !
Je rattrape Djailla peu après le lisier et on finira ensemble.
Les obstacles sont tous un peu plus durs à franchir qu’au premier tour… la fatigue se fait sentir !




Fin du deuxième tour, on rampe une dernière fois pour entrer dans le chapiteau d’arrivée. Deux énormes bottes de paille à franchir et c’est la ligne d’arrivée !


2h00’13, 489e sur 3200 classés. Je finis boueux, mais content !!!
Jolie médaille, même genre que l’an dernier :


Belle course !
J’en garde bien évidemment un meilleur souvenir que l‘an dernier. Je me suis bien amusé sur ce parcours de presque 16 km pour 550m de D+ assez exigeant. La douche chaude à l’arrivée est un vrai bonheur !
Un grand merci aux organisateurs, qui ont su tenir compte des remarques et suggestions de la première édition ! Il reste encore des petites choses à améliorer (fluidité sur certains obstacles, arrivée ?), mais vraiment cette année, c’était fort !
Merci à Djailla et Maya d’être venus, avec la Runnosphère, c’est encore plus fort ^^

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18 commentaires sur “Strongman Run 2011 – Encore plus fort !”
Vous vous êtes mis dans un sale état! 🙂
Je suis surpris par le dénivelé je ne pensait pas que ça faisait 500D+.
C’est sympa d’avoir un vision de l’intérieur de la course même si la go pro n’a pas aimé la boue!
Vous vous êtes quand même bien amusé tous les 3.
Et le T-shirt Runnosphère a t il retrouvé sa couleur bleue?
héhé oui, pas mal de dénivelé sur une distance assez courte finalement 🙂
le t-shirt a retrouvé sa couleur, mais il a gardé sa petite odeur de vase…
Loufoque comme parcours. Heureusement, vous vous êtes bien amusés et pas de blessure.
totalement loufoque oui !
Course bien en accord avec sa philosophie 🙂
Je vois que le flamand rose t’a bien marqué 😉
ben c’est que j’en ai vu faire la posture du flamand rose pendant la course 😀
certains avaient du mal à retrouver leurs chaussures aussi ^^
Tes photos de l’intérieur de la course sont vraiment sympas. Ton genou va mieux ?
En tout cas, ce fut une bien belle course !
le genou n’est pas totalement cicatrisé encore. En fait j’avais des dizaines d’écorchures plus ou moins grandes sur les deux jambes !!
Ouf ! un sacré parcours du combattant cette Strongman Run :)))
Oui il ne manque plus que les fils barbelés… 🙂
CR vraiment sympa à lire, je suis content!
Et oui, même si c’est une surprise, c’est vraiment important pour nous de tenir compte de vos retours, qu’ils soient sur des blogs ou à travers les réseaux sociaux!
A l’an prochain?
Peut être pas l’an prochain… 2012 va être une année de changements 😉
Mais si, on pourra y aller l’année prochaine, petit(e) Bouzin(e) dans sa poussette tout-terrain. ^^
Belle course ! Content de voir qu’elle s’est mieux déroulée que l’année dernière 😉
Les photos sont sympa, elle a pas trop souffert ta go pro ?
Merci !
La Gopro n’a pas souffert mais la qualité des images est moins bonne à cause de la buée puis la boue du premier tour. Rien sous la main pour bien essuyer la lentille… Mais bon ça rend plutôt pas mal quand même 🙂
Je suis d’accord ça donne un petit effet « vécu de l’intérieur » 😉