20 km de Paris 2013 – récit

http://blog.noostromo.com - 20 km de Paris 2013Une fois n’est pas coutume, le soleil est bien présent en ce dimanche des 20 kilomètres de Paris 2013. J’ai hésité jusqu’au dernier moment sur mon choix vestimentaire. Car s’il fait beau, il fait aussi très frais et je crains un peu le vent soutenu sur les bords de Seine. En plus j’arrive au dernier moment à la tente TomTom, la faute à la fois à une nuit compliquée suivie d’un réveil tardif et à un TER qui part avant l’heure ! Je rate donc l’échauffement collectif. J’ai à peine le temps de me changer et de saluer rapidement les quelques têtes connues que je croise (Jean-Pierre, Bastien, Salvio, Philippe et Seb, désolé ceux et celles que j’ai manqué !) qu’il faut déjà rejoindre notre sas. J’ai finalement opté pour le short et t-shirt manches courtes, un choix qui s’avérera judicieux !

Un beau dimanche pour les 20 km de Paris 2013

Un beau dimanche pour les 20 km de Paris 2013

C’est un peu la pagaille pour accéder au sas, mais on y arrive. En attendant le départ, on discute un peu de notre forme du moment, d’objectifs de course et de la montre TomTom Runner que nous testons en ce moment. Me concernant, j’ai envie de me faire plaisir sans me blesser. Donc courir aux sensations sur la première moitié, puis en fonction de la forme, continuer sur le même rythme ou relâcher. Au final, ça devrait faire entre 1h30 et 1h35.

Ma dernière (et unique) participation à cette course date de 2010 (lire le récit ici), et le souvenir que j’en garde est plutôt négatif. Le départ de la course était très délicat avec toute cette foule dans la montée du Trocadéro et j’avais beaucoup souffert sur la deuxième partie de la course pour terminer difficilement en 1h45.

Départ

À 10h, c’est le départ. Notre sas passe la ligne quelques dizaines de secondes après le coup de pistolet et s’élance dans la montée du Trocadéro. Cette année, je suis invité par TomTom, dont je teste actuellement la montre GPS TomTom Runner. Nous sommes placés dans le sas Préférentiels 1. Comme souvent dans ces courses de masse, partir devant est un avantage indéniable, surtout si l’on vise une performance. Malgré ces conditions de départ privilégiées, il faut quand même doubler du monde et donc être prudent.

Une première moitié bien gérée.

Les deux premiers kilomètres sont très rapides. Aux environs de 4:50 malgré la cote initiale, puis 4:07. Bastien est toujours avec moi. J’aperçois Salvio devant, ce qui me fait dire qu’on est parti bien vite. On ralentit progressivement en entrant dans le bois de Boulogne pour atteindre une allure de croisière de 4:30/km. J’ai la même sensation de forme que lors du dernier Paris-Versailles. Le cardio est maîtrisé (entre 164 et 169 bpm), et les jambes répondent sans problème aux sollicitations. Je craignais un peu que la grosse séance de seuil de vendredi ne me pèse pour la course. Il n’en est rien (ou presque).

L’Ambit est complètement à la ramasse sur les laps kilométriques. C’est mon footpod mal calibré qui fausse les données d’allure et distance (merci Bastien pour l’info). Je me base donc sur les données de la TomTom qui elle, bipe et vibre en harmonie avec les panneaux kilométriques. D’ailleurs, le 5e km est déjà là (22:15 – 2325e/23878). Juste derrière, c’est le ravito où j’attrape une bouteille d’eau et un quartier d’orange. C’est toujours un peu stressant ces ravitos, mais ici il est annoncé à l’avance à l’aide d’un méga-phone et ça aide à bien se placer. Depuis quelques courses, je choisis la légèreté plutôt que l’autonomie. Je pars donc sans rien, ni eau, ni gel. Rien. Avec l’eau et les oranges des ravitaillements, ça passe. En tout cas jusqu’à 20km. Je ne sais pas encore ce que je vais faire pour le marathon…

Nous ressortons du bois. Bastien suit toujours le rythme. On parle peu. J’essaie de me concentrer sur la régularité de l’allure. Je me cale dans la foulée d’un coureur en t-shirt bleu qui court à la bonne vitesse. Je me sers aussi un peu de lui pour me protéger du vent dans les secteurs découverts. De manière générale, j’ai souvent préféré éviter les extérieurs pour ne pas subir un vent défavorable. Cela a été globalement une bonne stratégie.

20 km de Paris 2013 - le parcours

20 km de Paris 2013 – le parcours

L’accélération aux 10 Km.

Nous sommes à nouveau dans les rues de Paris. Je me fais surprendre par le positionnement et la non-signalisation du 2e ravitaillement, situé avant l’arche du 10e km. J’arrive à attraper in extremis une bouteille d’eau et un quartier d’orange. Je passe sous l’arche en 44:47 (22:31 – 2323e/23878). Dans l’histoire j’ai accéléré un peu et du coup perdu Bastien. Je conserve cette allure d’environ 4:15 – 4:20 pendant deux kilomètres avant de me stabiliser à 4:25. Je dépasse aussi le coureur au t-shirt bleu au moment de descendre sur les quais.

Il y a moins de vent que je ne le craignais. Je reste un maximum à l’abri du peloton, sautant de petit groupe en petit groupe. Je me souviens encore de 2010, où j’avais été dans le dur dès la mi-course. Les quais m’avaient paru bien longs à l’époque. Aujourd’hui tout va bien, et je profite même des acclamations de la foule massée au dessus des tunnels et sur les ponts, le sourire aux lèvres. Oh je sens bien que les cuisses tirent de plus en plus, en particulier dans les « montées » consécutives aux tunnels. Je prends bonne note des ces signes d’alerte, mais je sais aussi que le risque de blessure est beaucoup plus réduit à présent.

C'te tête de tueur sur les photos de courses

C’te tête de tueur sur les photos de courses

Negative split !

On a dépassé la Tour Eiffel sur la rive opposée. Le ravito du 15e est là, bien annoncé. Je prends encore un quartier d’orange et une bouteille d’eau. Sous l’arche, j’en suis à 1h07:11 (22:14 – 2267/23878). Je dépasse un coureur monté sur des échasses. Il arrive à obtenir une bonne allure sans vraiment courir, mais plutôt trottiner en sautillant. C’est fort quand même :)

Au panneau 16km, j’accélère à nouveau très légèrement. L’effort me semble assez important, pourtant je ne gagne que 4 ou 5 secondes par kilomètre. Au niveau cardiaque, je ne redescendrai plus sous les 173 bpm de moyenne. Je vois le pont Royal sur lequel nous franchissons la Seine. C’est motivant. De l’autre côté nous redescendons au bord de l’eau. Les bars et terrasses sont encore déserts. Il y a un peu de calme tout d’un coup avant de remonter sur le quai Branly et l’effervescence de la ligne d’arrivée.

500 mètres, on retrouve enfin la tour Eiffel, et c’est le sprint final. Je vois le chronomètre officiel défiler au dessus de la ligne et j’entends le speaker qui égrenne les dernières secondes avant les 1h30. Je termine au sprint et passe à fond la ligne avant la fin du décompte ;) Au temps réel, ça donne 1h29:14 (22:03 – 2064e/23878).

La médaille des 20 km de Paris 2013

La médaille des 20 km de Paris 2013

Je suis très content de cette course. Une vrai référence pour moi en ce qui concerne la gestion de course et la régularité de l’allure. Pour la première fois, j’arrive même à faire un negative split ! (44:57 et 44:17, à 37 secondes de mon record sur 10km)

20 km de Paris 2013 - Résultats

20 km de Paris 2013 – Résultats

Je retrouve Bastien et Emmanuelle à l’arrivée, contents de leur course. Nous traversons au pas de course le pont d’Iena balayé par les camions de la voirie et par un vent glacial. On se retrouve petit à petit entre les stands Mizuno et TomTom pour refaire un peu la course. Une dernière photo de blogueurs devant le stand TomTom et je me dirige vers le métro.

Les blogueurs aux 20 km de Paris

Les blogueurs aux 20 km de Paris

Quelques statistiques :

Matériel :

  • Chaussures : Asics Gel Nimbus 14
  • Cardio-GPS : Suunto Ambit
  • GPS : TomTom Runner

Données corporelles :

  • Poids : 90 kg
  • FC moyenne/max : 169/185
  • Allure moyenne : 4:27

Données de la course :

2013_20K_paris

La Runnosphère raconte la course :

Merci à TomTom de m’avoir invité sur cette course.

13 thoughts on “20 km de Paris 2013 – récit

  1. C’est nouveau ces TER qui partent avant l’heure!
    Encore bravo, et une autre belle médaille.
    Une belle idée d’avoir mis en ligne tes « photos de courses »….Et quelques uns de tes CR me reviennent en mémoire… Entre autre : la Strongman Run 2010, 2011…. le Trail du Pays de Sully ;) , la Saintelyon 2012
    Qu’elle belle progression au fil des années.

  2. Retroliens : Runnosphere.org - Trail des 7 monts, Marathon des villages, Semi marathon de Marchiennes et 20km de Paris

  3. Retroliens : 327ème sortie – Mes 20km de Paris 2013 - Le Blog de Djailla

  4. Retroliens : Foulées du 8e 2014 – Récit | Noostromo Running Blog

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