StrongMan Run 2010 : alors c’est qui le plus fort ?

Tout commence début septembre quand j’ai vent de cette course déjantée dans la station de ski de mon enfance : La Bresse. Puis, un peu sur un coup de tête, je m’y inscrit !

Billet de train en poche, une semaine après les 20km de Paris, deux semaines après les 10km de Paris-Centre et 3 semaines après Paris-Versailles, me voici prêt à affronter le parcours de Mr Strongman.

Avant la course

Prêt, enfin autant que possible. les 3 derniers week-ends de compétition ont laissé des traces et au lendemain des 20km de Paris, j’ai fait une violente rechute d’une bronchite mal guérie.  On rajoute la dessus un claquage d’un muscle intercostal (je vous vois rire, mais ça fait mal ;)) et un antibiotique qui m’a déglingué l’estomac. De plus je n’ai pas fait un kilomètre de course à pied de la semaine.

Voilà pour le physique. Au niveau organisation, à moins de vivre dans une grotte, vous savez sans doute que nous sommes dans une semaine de grève et en me connectant jeudi soir au site infoligne, j’ai eu la désagréable surprise de tomber sur cet écran : TRAIN ANNULÉ.

Vendredi. Argh ! Bon pas de panique, le lendemain, jour du voyage, avant d’aller bosser, je passe par le guichet SNCF de Versailles pour apprendre que j’ai le droit de monter dans n’importe quel train. Bon, ben tant qu’à faire, je vais tenter celui de 18h24 (au lieu de 21h24). Après avoir remercié le dernier patient, je me lance vers la Gare de l’Est (ah oui, le métro aussi est en grève…)

Bref, devant le quai : ah je ne suis pas le seul on dirait… Bon je vais tout au début du train espérant trouver des places. En attendant le départ, je fais comme tous les autres : j’attends sur la plateforme entre les wagons. Deux jeunes femmes sont proches d’en venir aux mains pour un strapontin, je vous dis pas l’ambiance… Je vous épargne le petit malin qui a tiré le signal d’alarme, ce qui met le train un 1/4 d’heure en retard.

Je rentre dans le compartiment (rempli d’allemands et de suisses) et m’assoit sur le premier fauteuil dispo. Cool ! Finalement, la grève c’est cool : tu voyages sur le train que tu veux avec ton billet payé pas cher car prévu sur le dernier train. 😀

Mission 1 : arriver à Strasbourg : ACCOMPLIE.

Samedi, veille de la course. J’ai maintenant une vision très claire de la météo que nous aurons demain : froid (entre 0 et 4 degrés) mais à priori pas de pluie. J’en profite donc pour aller voir cette nouvelle boutique de running qui a ouvert dans le quartier du Neudorf à Strasbourg : Jog’R. Le magasin est superbe et le choix au niveau vêtements, chaussures et accessoires semble considérable. Le vendeur me conseille un vêtement thermique Craft en première couche. Je prend une paire de gants Craft aussi et un bonnet Gore. Je vais utiliser tout ca demain. J’étais malheureusement pressé et je n’ai pas pu m’y attarder plus longtemps. J’ai même oublié d’acheter les lacets Xtenex que je veux greffer à mes Mizuno. En tout cas c’est une excellente adresse à Strasbourg. J’y reviendrai !

Dimanche. Jour de la course. Lever à 7h30. Petit déjeuner normal (oui, je ne l’ai pas précisé, mais je n’ai fait aucun effort alimentaire particulier en vue de cette course, et quand je retourne en Alsace, je ne peux pas résister aux spécialités culinaires de ma région)

Départ pour La Bresse vers 9h15 et arrivée sur place un peu moins de 2h plus tard. 3°C, un peu de brouillard qui se lève, voilà pour le bulletin météo.

Cro-Magnon (Facebook)

C’est déjà la grande ambiance ! Une partie des concurrents est venue déguisée : je croise donc le père Noel, Superman, un homme préhistorique, 118 & 218, des chevaliers et une foule d’autres personnages…

Première étape : le retrait des dossards. Eh bien ca commence mal, c’est un foutoir indescriptible, le chaos : la seule chose que je vois, c’est une foule massée devant ce qui semble être des tables. Il y a des comptoirs alphabétiques, mais de loin c’est invisible (il ya 5-6 rangées de personnes devant les tables). C’est l’anarchie. Enfin j’arrive devant les M au bout de 20 minutes. Je donne mon

chaos

certificat et on m’inscrit mon numéro de dossard sur le front (je sais maintenant
ce que ça fait de n’être qu’un numéro :D).

Je passe au stand suivant pour récupérer le t-shirt (un polo en fait) et la puce. Un tour aux toilettes et je sors faire quelques photos.

Sur le front de neige ont été monté de nombreux obstacles et le tracé du parcours nous apparaît maintenant assez clairement : il n’y a pas de sentiers, donc on grimpe à pleine pente : ça va être drôle :D. L’arrivée va être jugée dans la grande tente à priori. L’aménagement intérieur se termine.

Je continue à remonter la bordure du parcours et faire quelques photos (je n’en dis pas plus ici, vous aurez un aperçu détaillé de chaque obstacle plus loin). Le terrain est littéralement détrempé. On aura de la bonne boue bien fraiche 😉

12h00 : il est temps d’aller casser la croute (les bons sandwiches de ma môman) et de se changer. Un petit coup d’oeil sur twitter me confirmera que Mathes ne viendra pas. Dommage, espérons que l’an prochain les circonstances soient plus favorables 😉

J’enfile donc mon Craft, un vieux cuissard et un t-shift kalenji, plus les gants et le bonnet. J’accroche le dossard (fait d’un papier très épais, pour pouvoir résister à l’humidité et à l’arrachement). Je suis fin prêt.

Je peste un peu contre un autre problème de l’organisation : aucun vestiaire n’est prévu ! Certains mettent la clé de leur voiture sous une pierre ou sous une roue. Mouais, pas trop confiance : je l’emballe dans un petit plastique et je la place dans la petite poche interne du cuissard.

Je remonte vers le front de neige et je commence mon échauffement sur le parking puis le long du sas de départ. Celui-ci est placé en pleine pente, en descente. Je continue à grimper tranquille. J’ai de bonnes jambes, ça me rassure un peu (pas fait un km cette semaine, à cause d’une bronchite).

Départ

Les Strongman girls

Au loin j’entends le speaker qui commence à s’agiter : il bat le rappel. Les concurrents se dirigent vers le sas déserté.

Je me retrouve au milieu du sas, dans le sens de la largeur et avec environ 6-7 rangées de coureurs devant moi (vous verrez que ce placement aura des conséquences lourdes)

Puis on attend en se bougeant un peu, en acclamant les concurrents en costume original. Il y a même un groupe avec un bateau pneumatique et masque et tubas. On prend le pari que le bateau va rester à quai sitôt le premier obstacle en vue (en fait il n’en sera rien !).

A la recherche de noostromo 😉

Je vous épargne les nombreux travestis, les costumes de vaches, batman, super mario et compagnie, très amusants ! Certains costumes sont très réussis et l’ambiance est vraiment sympa !

On discute un peu. Mon voisin me fait remarquer qu’il vaut mieux ne pas tomber au départ et que ça va partir très fort.

13h30 : coup de pistolet, c’est le départ !

Je vois le premier rang partir mais au centre du deuxième ou troisième, il y a une chute qui va entraîner tous les rangs suivants à s’empiler les uns sur les autres (les rangs suivants ne devaient pas voir ce qui se passait devant à cause de la pente).

J’ai essayé au maximum de retenir le flot, mais sans succès et, emporté par la masse, je vais m’écraser à mon tour sur le tas humain à mes pieds et les gens derrière moi me tombent dessus.

Départ !!!

Je hurle de douleur : ma cuisse gauche est complètement coincée dans l’enchevêtrement, avec le genou en porte-à-faux. Je ne peux rien faire à part crier, impossible de me dégager. J’essaie tant bien que mal de garder les bras tendus contre le sol pour éviter d’être écrasé. J’ai une pensée fugitive pour ces gens qui sont morts au stade du Heysel. Je crois que j’imagine maintenant bien l’effet que ça doit faire de mourir piétiné ou étouffé. J’ai horriblement mal (et je ne suis pas douillet) et j’attends juste le moment où mon fémur ou mon genou va casser ; inconsciemment je me prépare à la douleur. Tout ceci me semble interminable, alors que cela n’a pas du durer plus de quelques dizaines de secondes.

Et puis d’un coup, je vois d’autres coureurs arriver par devant et  essayer de dégager les gens coincés et hurlant aux autres derrière de s’arrêter. Ma jambe se libère, je sens un bras qui me tire et me relève. Je retombe immédiatement sur les fesses. « ca va ? » – « … » – « ca va ? » Il me tire à nouveau. J’ai du mal à reprendre mes esprits. Je suis debout, à priori rien de cassé, j’ai mes 2 chaussures, je ramasse mon bonnet et m’éloigne en marchant. Je ne me souviens même plus si j’ai remercié le gars (merci à lui, s’il me lit).

Voici une vidéo dénichée sur le net : le départ vu par les spectateurs, et la fameuse chute collective.

Bon, j’ai eu vraiment très peur et très mal. A priori pas de blessés, mais en même temps je n’étais pas très lucide sur ce qui se passait autour de moi à ce moment. Gros coup de bol pour l’organisation de ne pas avoir eu de blessés sérieux et d’ailleurs où étaient les mecs de l’organisation lors de cet incident ? Une bonne gueulante dans le micro aurait calmé tout le monde je pense…

En fait j’ai du mal à marcher. J’ai très mal à la cuisse gauche, face interne du quadriceps. Je suis à 2 doigts d’arrêter là !

J’essaie malgré tout de continuer. Douleur à chaque appui. Je ne pourrai pas aller bien vite, mais c’est supportable. Je n’ai pas fait tout ce chemin pour m’arrêter là-dessus, 3 mètres après la ligne de départ !

Grosse cohue au premier rétrécissement. Un peu d’escalade sur de gros rochers et c’est parti pour un peu de course sur un large sentier.

Bon inutile de vous dire que lors de ce j’appellerai désormais l’incident du départ, les 3/4 des concurrents sont
passés. Cela va provoquer de très gros embouteillages devant chaque obstacle.

Obstacle 1 : « Boules en granit »

Obstacle n°1 : "Boules en granit"

Une série de rochers alignés dont la hauteur m’arrive au dessus du genou. 4 ou 5 lignes à franchir. On passe tranquille en marchant. Puis le sentier continue. Pas de grande difficulté pour l’instant.

D’un coup, ca bifurque à droite sur un petit sentier, mais le rubalisage prête à confusion, et finalement tout le monde grimpe à pleine pente entre les arbres !

Obstacle 2 : « Labyrinthe »

Nouvel embouteillage monstre : le chemin rétrécit et il y a un obstacle sous forme de troncs d’arbres enchevêtres. Dessus- dessous, il faut bien choisir à chaque fois. Mais bon il y a tellement de monde devant qu’on ne peut pas vraiment aller vite.

Ca continue à descendre. On a fait tout le tour de la petite vallée.

Obstacle 3 : « Damier »

Obstacle n°3 : "Damier"

On arrive face à un mur d’environ 3 mètres de haut à escalader. Bon ils ont été sympa, il ont percé des trous pour mettre les pieds et les mains. Arrivé en haut il faut sauter de l’autre coté. Réception sur des matelas. Excellent obstacle !!!

Et ca continue, toujours en descente. Tiens je reconnais ce coin là : on faisait de la luge sur cette pente ! vous savez cette petite luge monoplace en forme de pelle. C’était il y a 20 ans (merde).

Obstacle 4 : « Pneus à plat »

Obstacle n°4 : "Pneus à plat"

Bref, on franchit un petit pont de bois, et hop on tourne à droite en montant sur une plate forme sur laquelle sont posés pelle-mêle des pneus (désolé ZeFab, je n’ai pas trouvé la référence que tu m’as demandé ;)). Faut bien placer les pieds et ça passe tout seul !

Et hop on redescend de l’autre côté !

Obstacle 5 : « Piscine »

Obstacle n°5 : "La Piscine"

On arrive devant un tunnel assez large qui passe sous la route. Après avoir grimpé sur 3 ou 4 troncs d’arbres empilés devant l’entrée, on découvre ce qu’il y a derrière : de l’eau (boueuse) !!

Je saute dedans ! L’eau m’arrive un peu au-dessus du genou et elle est glacée (ça m’a fait penser à l’eau des ruisseaux dans lesquels on se lavait lors du trek dans l’atlas marocain).

Le choc thermique est accentué par le vent extérieur. J’ai l’impression d’avoir les jambes anesthésiées ;). L’avantage c’est que je ne ressens plus la douleur de ma cuisse gauche ! 😀

Obstacle 6 : « Filet au sol »

On doit passer à présent sous un filet. Heureusement, le filet est assez souple et en passant l’un derrière l’autre, inutile de ramper, on peut marcher accroupi.

Obstacle 7 : « Escalier inversé »

Obstacle n°7 : "Escalier inversé"

Les obstacles sont très proches maintenant. Devant moi : une pyramide de bottes de foin. Il y en a sur 4 niveaux empilées. Chacune m’arrive à la taille. Je les attaque avec les genoux. C’est plutôt efficace et économe en énergie. Je redescend de l’autre coté comme on descend un escalier.

Obstacle 8 : « Pont de Singe »

Obstacle n°8 : "Pont de Singe"

Puis on attaque l’immense filet de corde, posé dans la pente et les rochers. Ca se grimpe facilement en fait, grâce surtout au nombre de gens dessus, ce qui fait que le filet est très tendu.

10 mètres plus loin, le sommet est atteint.

Obstacle n°8 : "Pont de Singe"

Obstacle 9 : « Double ramping »

Obstacle n°9 : "Double Ramping"

Nouveau goulot d’étranglement. On ne peut passer que 6 par 6. Il faut ramper dans un petit tunnel formé par 2 longs troncs d’arbres parallèles et fermé par des planches sur le dessus. (claustrophobes s’abstenir). Au début c’est assez facile : malgré mon grand gabarit, j’arrive à ramper sur les coudes et les genoux (dans la boue), mais plus loin, la hauteur diminue et il faut se tortiller pour sortir du conduit.

Excellent obstacle !! Par contre, pour l’an prochain, penser à prévoir une protection pour les genoux : en effet, si au premier passage, on rampe dans la boue, au second, la boue a laissé la place à la caillasse -> bobos aux genoux :'(

Obstacle 10 : « Fosse aux lignes »

Obstacle n°10 : "Fosse aux lignes"

On saute dans une fosse boueuse et on remonte de l’autre coté pour attaquer l’obstacle suivant : des clôtures à vache électrifiées qui pendouillent à un portique. Je passe à travers sans ressentir l’électricité. Mais j’entends comme un crépitement. Puis, je saute dans une nouvelle fosse boueuse plus profonde. Je vous dis pas l’état des chaussures 😉

Bref je continue dans la boue et attaque le parcours « dré dans l’pentu » comme dirait mon ami Vinvin20 : 3 montées de 50 mètres puis redescente. Ouahh ca casse ! Et puis les chaussures sont un peu plus lourdes à cause de l’eau.

Je suis assez bluffé par l’excellente accroche de mes vieilles Salomon XT Wings. Je ne les avaient jamais utilisées sur un terrain aussi difficile : boue, chemin de terre, herbe mouillée, caillasse. Eh bien, je n’ai jamais glissé ! Finalement, je vais peut être repartir sur des XT Wings 2 pour les remplacer 😉

Obstacle 11 : « Filet au sol »

On rampe à nouveau sous un filet (pas top cet obstacle, il était en plusieurs exemplaires  celui là…). Il est à moitié déchiré.

Obstacle 12 : « Pneus en vrac »

Obstacle 12 : "Pneus en vrac"

Puis on fonce vers un nouveau champ de pneus. Il y a plusieurs épaisseurs de pneus, donc mieux vaut marcher sur les flancs des pneus que de poser un pied dedans 😉

Vous remarquerez que je n’ai pas lésiné sur le bain de boue ! Mais c’est bon pour la peau 😉

En sortant des pneus, il y a 2 rangées de grosse bottes de foin encore emballées dans le plastique. Voyant que les gens n’arrivent pas à les escalader, je recule un peu, prends 2-3 pas d’élan et zou tête la première et ça passe facile !!

Il faut maintenant grimper dans la pente jusqu’au sommet de la piste de ski.

Obstacle 13 : « Tuyaux incorporés dans tas de bois »

Obstacle 13 : "Tuyaux incorporés dans tas de bois

Au milieu de cette pente se dresse un mur constitué de rondins de bois. Le mur est percé d’ouvertures plus ou mois larges dans lesquelles il faut se glisser pour passer de l’autre coté. Pas de difficulté particulière : c’est comme pour entrer dans un toboggan à la piscine. Sur cet obstacle mieux vaut mettre les pieds devant.

Derrière, ca grimpe encore un peu et au sommet nous attend l’avant dernier obstacle : un nouveau filet ! Pas grand chose à en dire, il se passe comme les autres. L’entrée est juste plus basse et il faut bien ramper pour passer. Ils devaient avoir du filet en rab, car il n’était pas sur la carte celui là 😉

Pèche au filet...

Puis on continue presque sur du plat.

Obstacle 14 : « chattière »

Le dernier du parcours, un tunnel qui va en se rétrécissant : on peut y entrer à 3 ou 4 de front, mais un seul peut en sortir à la fois. Il y a 2 tunnels parallèles avec un éclairage stroboscopique. Je crois que j’ai perdu pas loin de 10 minutes à attendre mon tour ! En plus je me sentais pas super à l’aise, un peu oppressé dans le tunnel (conséquence de l’incident du départ ?)

Les 3 premiers nous dépassent dans cet obstacle (on est sympa , on a laissé passé…)

J’arrive finalement à m’extraire du tunnel et maintenant ca descend. Je franchis la ligne de départ en jetant un coup d’oeil à l’endroit de l’incident. En fait ma course aurait pu s’arrêter à 1m de la ligne. Je ne suis même pas sur de l’avoir franchie, ou alors on est tombé dessus. Je ne sais plus. Même après coup, j’ai du mal à remettre les choses dans l’ordre.

2e tour

Bref, en bas nous attend le ravito. Je prends le temps de me restaurer, je ne suis plus à 2 ou 3 minutes près. 2 verres d’eau, 2 quarts d’orange (c’est bon les oranges au ravito, je n’avais jamais essayé ;)) et une espèce de pâte de fruits toute plate et pas sucrée.

Un coup d’oeil à la garmin, après avoir essuyé la boue sur l’écran : 1h00 !! Pas si mal pour un traine-la-patte 😉 et en même temps c’est énorme, d’autant plus que ma montre n’affiche que 5,3 km (au lieu des 6,5 annoncés).

Allez, je me relance car à trop s’arrêter on se refroidit vite avec cette température. Les rangs sont plus clairsemés et j’avance bien plus vite sur ces pistes montantes, mais assez roulantes.

On n’attend pratiquement plus aux obstacles, c’est beaucoup plus sympa !!! Là je me régale !

A la piscine il y a un concours de sauts périlleux (1 place pour l’année prochaine offerte), mais bon, pas pour moi 🙂

Je peine un peu, la douleur revient peu après la piscine (malgré l’anesthésie de l’eau froide ;). Je ne pourrai pratiquement plus courir jusqu’à la fin.

Parcours

Presque personne sur le grand filet à escalader. Eh bien c’est vachement plus dur ! Les mailles sont molles, c’est moins stable. Mais bon ca passe ! Puis c’est à nouveau la partie spéléologie : j’ai même le choix du conduit. J’aurai bien repris le même mais une jeune femme a décidé de passer les pieds devant ce qui me semble être une très mauvaise idée, donc je prend celui d’à coté qui s’avère bien plus étroit !

Puis les fils électriques, bof. Je me demande s’il y avait vraiment du courant.

J’attaque le petit parcours dans la pente. Je ne peux que marcher, et ce n’est pas par manque de souffle…

Puis les obstacles aux pieds des pistes. Je me fais dépasser par une vache 😉 Super ambiance assurée par les très nombreux spectateurs autour du parcours.

Un dernier passage dans la chatière et c’est la descente finale. L’arrivée est jugée dans le grand chapiteau. Il faut ramper pour y pénétrer, puis un dernier obstacle « bonus » composé de deux ballots de paille !

Enfin, je franchis la ligne ! récompense : une jolie médaille ! puis quelques bonbons et autres produits énergétiques en ravitaillement.

Strongman Run : c'est fait

Je termine donc la course en 1h45 environ à la 1043e place sur 2000. Je suis un peu déçu, car le départ me flingue un peu toute ma course. Garmin n’est définitivement pas d’accord avec la distance officielle : elle m’affiche 10,6 km (au lieu de 13).

Voici la courbe de dénivelé :

Dénivelé de la StrongManRun 2010

Sitôt fini, je me dirige vers le parking. Au passage je profite d’un gros tuyau d’eau, genre lance à incendie, pour enlever le gros de la boue. Il n’y a pas de douche prévue.

Je suis congelé et je me change aussi rapidement que possible puis je remonte faire quelques photos. Le vainqueur a mis 50 minutes ! belle performance !

Podium : Les 3 premiers (hommes et femmes)

Bilan :

Positif :

  • une super ambiance sur le site et entre les participants
  • des obstacles originaux et bien construits – mention spéciale au « damier », à la « Piscine », au « Pont de singe » et au « Double Ramping »
  • un parcours nature sympa, qui aurait peut mérité 4 ou 5 kilomètres de plus (le parcours faisait-il vraiment 13km ?? j’ai regardé sur garmin connect les tracés des autres, et ils correspondent au mien soit entre 10,2 et 10,5 km), surtout au début pour faire un « écrémage » et étaler les gens sur le parcours.
  • un cadre naturel exceptionnel
  • les bénévoles très sympa
  • une page facebook très animée avant la course, et après 😉
  • le tarif des photos, exorbitant, mais bien meilleur marché que sur d’autres courses (20€ pour toutes les photos perso, les photos d’ambiance et de groupe et quelque soit le nombre de photo)

Négatif :

  • le départ en pente descendante, surement très spectaculaire pour le public, était aussi très dangereux
  • personne de l’organisation n’est intervenu lors de la chute au départ
  • les nombreux embouteillages aux obstacles bien souvent pas assez larges.
  • une organisation un peu light (le chaos aux dossards, pas de vestiaire, pas de douche…)

Médaille du Finisher

Globalement, le Fisherman’s Friends Strongman Run est un truc énorme ! Pour une première édition, j’imagine que 98% des participants sont très contents de leur journée. Les 20 ou 30 personnes prises dans la chute du départ ne sont peut être pas de cet avis. C’était un bon moment, mais cela aurait pu être grandiose ! et je peux vous dire que je ne regarderai plus jamais un sas de départ de la même façon qu’avant 😉

Comme dit, c’était la première édition. On va donc dire qu’il y a eu des erreurs de jeunesse. Reste à espérer que l’organisation soit à l’écoute des retours. Et à priori c’est le cas, la page Facebook du Strongman Run propose de donner son avis sur la course et les améliorations à apporter : ça se passe ici.

Je pense que j’y serai probablement l’année prochaine (à priori cela se fera à La Bresse à nouveau)… encore plus surement si j’ai la certitude que certains défauts majeurs auront été gommés, pour remplacer ce souvenir globalement positif mais un peu entaché…

Quelques chiffres

  • 33 tonnes de paille
  • 1994 inscrits au départ de cette première édition
  • 6°c la température extérieure pendant le course
  • 21 nationalités représentées
  • 2 310 pneus à escalader
  • 50 000 pastilles FISHERMAN’S FRIEND distribués durant le week-end
  • 200 bénévoles pour vous accompagner dans cette aventure
  • 4 000 spectateurs
  • Et au final, 1 746 Finishers sur 1795 partants !

Le clip officiel

Photos – Vidéos

NB

Ce billet sera mis à jour au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles photos ou vidéos. Si j’ai publié une photo sans mettre de source (ça peut arriver), merci de me le signaler.

A L’ANNEE PROCHAINE !!! (et promis, je serai déguisé ;))

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35 commentaires sur “StrongMan Run 2010 : alors c’est qui le plus fort ?”