Paris-Versailles 2010, ma course !!!

Le grand jour est enfin arrivé. Nous sommes le dimanche 26 septembre 2010 et c’est le jour du Paris-Versailles, l’objectif de la saison, le but de plusieurs mois de préparation.

Quand j’ai repris la course à pied, il y a un peu moins d’un an maintenant, habitant Versailles et assistant chaque année à l’arrivée de la course juste à côté de chez moi, je me suis tout naturellement fixé comme objectif de finir le Paris-Versailles.

Quelques mois et litres de sueurs plus tard : c’est fait ! mais revenons un peu sur cette belle journée…

(désolé si ce billet est quelque peu indigeste, mais c’était ma première grande course, alors j’ai mis un maximum de détails)

Avant la course…

Pasta Running Party

Hier soir avait lieu la première Running Pasta Party, à l’initiative de Greg de Mon1ermarathon. Nous nous sommes donc retrouvé à quelques courageux (il faisait un froid de canard) au pied de la Tour Eiffel à partager quelques assiettes de pâtes. J’ai pu croiser d’autres blog-runners : Djailla, Clara de Running Newbie et donc Greg de Mon1ermarathon. Ambiance super sympa malgré la température presque hivernale (voir le billet sur mon1ermarathon).

Pasta Running Party

Merci à Greg pour les photos !

Il faudra remettre ça ! Peut être aux 20 km de Paris ??

De retour à la maison, je prépare mes petites affaires pour la course. J’opte finalement pour un t-shirt manche longue sous le t-shirt officiel (il est de bonne qualité, alors, autant l’utiliser :)). Pour la phase d’attente avant le départ, n’ayant pas de sac poubelle assez grand, je prend un vieux t-shirt en coton, que j’abandonnerai sur place. Pour le bas, ce sera cuissard court. La puce est fixée sur la chaussure, le dossard attaché à la ceinture porte dossard. Je suis fin prêt !

Je me couche et impossible de m’endormir, trop excité !

Le réveil sonne à 7h00. Réveil un peu dur, mais la douche va arranger tout ça. Je mange mon 1/3 de Gatosport (parfum noisette, pas mon préféré, mais cuit au four cette fois-ci ;)) en buvant une boisson d’attente maison (à base de thé, jus d’orange et miel).

Le thermomètre indique 7°C !! dur dur, mais il n’y aura pas de pluie ce matin. C’est déjà ça :). Je termine de me préparer et je pars prendre le RER à la gare de Versailles Rive Gauche. Sur l’avenue de Paris, les préparatifs finaux ont commencé. De nombreux coureurs convergent vers la gare et le train est rempli de sportifs de tous âges, plus ou moins bien équipés, certains en sacs poubelle… impossible de se sentir seul !

La ligne de départ

Arrivé à Paris, le conducteur nous lance un petit mot sympa : « bon courage les sportifs ! »

Dehors, c’est un peu la cohue et tant bien que mal j’arrive sous le pilier ouest de la Tour Eiffel. De nombreuses personnes sont déjà dans le sas. Il est 9h00, je profite un peu de mon avance pour terminer de m’équiper : accrochage de la ceinture et serrage optimal des lacets. Et je me lance dans un petit échauffement. Le tour du champ de mars fera l’affaire.

Puis je m’installe dans le sas.

Reste à attendre, en essayant de ne pas trop se refroidir (impossible). 45 minutes !!

La course

Les toilettes

L’ambiance est sympa et les toilettes installées dans le sas ont un franc succès (bonne idée). Et finalement, comme on en parlait hier soir, l’effet « chaleur humaine » atténue la sensation de froid. Bon par contre on sent bien les odeurs de pommades dont certains se tartinent et là à côté de moi ça sentait fort le Vicks Vaporub 😀

Pas si loin de la ligne…

J’ai beau profiter de ma grande taille pour regarder autour de moi, je n’aperçois aucun bloggeur. Djailla me dira après la course qu’il est parti 3 vagues devant, une paille !

A 10h, la course internationale démarre, enfin je le suppose car avec le brouhaha ambiant, on n’entend pratiquement pas le speaker ! Puis ce sont des vagues d’environ 350 coureurs qui s’élancent toutes les minutes. Je suis de la treizième ou quatorzième vague. A ma montre, il est 10h13 quand je franchis la ligne de départ.

En pleine action

Et c’est parti ! D’un coup, on passe du brouhaha au quasi silence en quelques mètres ! Je pars comme un con, oubliant en un instant les conseils de modération en début du course et je boucle ce premier kilomètre en 4’32, soit mon kilomètre le plus rapide de tous les temps (j’obtiendrai d’ailleurs les félicitations de Nike+ ^^). L’avantage de la montre Garmin, c’est que tous les kilomètres elle émet un petit bip et affiche le temps du dernier kilomètre parcouru ; je me suis donc rendu compte rapidement de mon erreur et je lève un peu le pied.

Les quatre kilomètres suivants sont avalés à l’allure moyenne de 5’/km (ce qui porte d’ailleurs mon record sur 5 km à 24’32).

Au 5e kilomètre, il y a un ravitaillement, c’est un peu la bousculade. J’essaie de rester au milieu de la chaussée car étant équipé d’un porte-bidon, je n’ai pas besoin de m’y arrêter. C’est glissant car détrempé et parsemé de bouteilles plus ou moins vide, bref il faut faire très attention où l’on met les pieds ! J’avale pour premier gel sucré (pomme verte), avec un petit peu d’eau pour faire passer (c’est vraiment pas bon).

A partir du 6e kilomètre, on commence l’ascension de la cote des gardes. Je pioche un peu, et j’ai du mal à garder un rythme constant, car devant régulièrement slalomer entre les personnes qui marchent, et faire attention à ceux qui dépassent…

Voici le dénivelé de la course, enregistré par Garmin :

Malgré l’apport de sucres, je monte la côte plus lentement que lors de la reconnaissance avec Djailla (13’30, contre 13’00) 🙁

Arrivé au sommet j’ai du mal à relancer et il me faut un bon kilomètre pour retrouver une allure correcte. Je gamberge un peu, des doutes sur la qualité de ma préparation m’assaillent et puis s’évanouissent quand j’arrive enfin à re-accélérer !

Nouveau ravitaillement vers le kilomètre 9, que je zappe aussi. Cette fois, en plus des bouteilles d’eau il y a des peaux d’orange par terre. Certains font quelques glissades, heureusement sans conséquences 🙂

Le terrain est maintenant assez vallonné, avec une belle descente et quelques faux plats.

On arrive face à la dernière côte, à Viroflay, un vrai mur (on la voit arriver de loin), court mais dur. Je n’essaie même pas de la monter en courant. En marchant, je perds quelques dizaines de secondes, mais cela me permet de récupérer un peu pour pouvoir accélérer dans le final.

J’absorbe mon gel « coup de fouet » (gout immonde) et j’attaque les 3 derniers kilomètres. Je suis à bloc. Un coup d’oeil au cardio me le confirmera : je suis à 99% de ma FC Max, je ne peux donc pas aller plus vite à ce moment là de la course. Cette fin de course se fera donc à environ 5’00 /km.

C’est dur, putain c’est dur ! J’ai les cuisses en feu, un point de côté à gauche… mais je sais que l’arrivée est proche !

Juste sous le pont SNCF avant de pénétrer dans Versailles, je dépasse en applaudissant un groupe qui transporte sur une personne handicapée sur une sorte de civière à roulette – un bel engagement solidaire ! encore bravo !

Ouf c’est l’arrivée ! j’ai tenu le choc jusqu’à la fin ! Je passe la ligne en 1:26’06 soit une allure moyenne de 5’23 / km 😀

On reçoit un sac de ravitaillement (2 barres de céréales Carrefour discount (!), 1 mini-barre ovomaltine, 1 pomme et 1 powerade bleu) et LA médaille, la première de ma collection (trop content :D).

A l’arrivée !

Les médaillés

Je retrouve Djailla (1h16 – bravo !!!) et 2 potes à proximité de l’arrivée, au meeting point Runnosphère. On discute un peu de la course en faisant quelques étirements. Mais on a vite froid !!!

Quelques photos et on se sépare.

Vivement la douche chaude !

Pour les rencontres après-course, ça va être difficile quand il fait si froid.

Quelques photos de la zone d’arrivée :

Zone d’arrivée

Zone d’arrivée

Le podium (vide)

Je ne resiste pas à l’envie de vous mettre une photo de la médaille 😀

C’est ma première (d’une longue série ?).

C’est tout un symbole pour moi ! Et puis elle est pas mal et j’aime bien la petite phrase inscrite dessus : « Harmonie des foulées, vibration des pensées, mélodie des corps ».

Vous pouvez retrouver l’ensemble des photos sur la page Facebook du blog.

La médaille !!

Mon bilan de cette toute première grande course :

  • une bonne ambiance, une très belle course
  • Classement : 8377 / 20000
  • un bon chrono (il me semble bien loin le temps où je finissais péniblement mon premier 10km en 1h (c’était il y a 6 mois)
  • niveau matériel, je suis très content de la ceinture porte-bidon (Twin Belt XT de Salomon) – elle n’a pas bougé d’un poil durant toute la course. Un peu déçu de la trace GPS de la Garmin, qui a été très peu précise dans la cote des Gardes, amputant ainsi l’enregistrement de près de 400m. Par contre la ceinture porte dossard, elle m’a gonflé pendant toute la course, n’arrêtant pas de bouger. Je vais revenir au système classique d’épingles.
  • Félicitations aux organisateurs ; aucun problème sérieux à noter. Le sac de ravito à l’arrivée fait un peu cheap, mais bon, on a eu un t-shirt technique de qualité.

Un beau diplôme

NB : ce billet sera édité quand sera publié le classement officiel, et les photos de la course.

Quelques comptes rendus d’autres blogueurs :

Les courbes et graphiques de la course :

Paris-Versailles (Allure et FC par Garmin-Rubitrack)

Et encore un grand BRAVO à tous les participants !!

23 thoughts on “Paris-Versailles 2010, ma course !!!”

  1. Bravo!
    Félicitation, belle course et beau CR!
    Qu’est ce qu’il y avait comme sacs poubelles, c’est impressionnant !
    13 min pour franchir la ligne de départ..ça c’est pas des petites courses…Tu as bien fait de prendre un porte bidon, car les ravito devaient être inabordables.
    Bonne récup.

  2. Génial !! Magnifique compte rendu de cette course, on l’a lu dans le bus avec Monsieur M. et tu nous a transporté dans le feu de l’action !!
    Félicitations pour cette première belle médaille et bonne récup’!

  3. @runmygeek
    C’est vrai que ce n’est pas évident. Faudrait faire un trombinoscope 😉

    @SebRom
    Merci !
    Peut être une bonne idée le resto de pâtes avant les 20k 😉

    @vinvin20
    Merci !
    Dans le sas de départ, on avançait au fur et à mesure en marchant sur des t-shirts, des sacs poubelles, des couvertures de survie, des bouteilles etc… elle devait être belle la zone de départ à la fin !
    et 13 minutes, j’étais dans les premiers ! Les derniers sont partis au bout 40 ou 50 minutes !
    La particularité du départ du Paris-Versailles, c’est que ce sont le premiers arrivés qui partent en premier (pas de sas par objectif de temps) – ça fout un peu le bordel sur la route, obligé de dépasser, d’être dépassé…

    @Clara
    Merci !!!
    si je récupère pas trop mal, on se verra aux 10km de Paris-centre

  4. Super merci, pleins d’infos a retenir !!! Attention aux déchets, d’où l’avantage du porte bidon… 99 % fcm dit voir y avait pas un belle demoiselle que t’essayais de rattraper ?

  5. Tu as envoyé du lourd direct !!! l’effet masse.
    En tout cas bravo, beau temps et belle gestion de l’effort
    Récupère, je suppose que tu doit avoir un peu les jambes qui tirailles ? non 😉

  6. Bon, et bien grâce à la runnosphère, je peux presque dire que j’ai couru cette course, mais en restant au chaud chez moi, héhé! 😉
    J’ai bien aimé le terme technique du départ « je pars comme un con ».
    Sinon, c’est clair que ce serait bien de ce refaire un « Pasta Running Party » mais au chaud, genre dans un restaurant italien pour le 20 km de Paris…

  7. Bravo mon Noos’ super temps et super compte rendu. C’est vrai qu’on a l’impression d’y être en te lisant. Tu as assuré et ton temps me fait rêver 😉

  8. @Cédric
    tout à fait, et pour bosser un peu la vitesse, le 10km de Paris-centre ce week-end 🙂

    @Mathes
    lol. Ceci dit, je ne sais pas quel était le pourcentage de féminines, mais il y en avait pas mal qui avançaient bien 😀

    @Le Petit Supinateur
    merci ! Ceci prouve juste que l’entrainement est payant !

    @cailloj
    merci, et ravi de ne pas avoir provoqué de troubles digestifs 😉

    @Lexel
    très mal aux jambes dans la soirée, mais après une bonne nuit, plus rien au réveil. A peine une vague lourdeur en montant les escaliers 😉
    Petit décrassage prévu demain soir !

    @philippe
    oh oui, c’était un plaisir intense. Je me surprend même à sourire tout seul bêtement aujourd’hui en repensant à la course d’hier 😀

    @Greg
    héhé, en fait c’est ce que je me suis dit en voyant le temps du 1er kilomètre sur ma montre « putain je suis parti comme un con » 🙂
    Partant pour un resto italien pour les 20km de Paris (à moins que l’été ne revienne subitement)

    @dd2012
    merci mon dd 😉 l’entrainement permet de profiter à fond du plaisir de courir ces grandes épreuves…

  9. Bravo à toi, c’est un bon temps pour ce genre de course assez difficile par le parcours tout de même.
    bientôt les 20 km, j’espere qu’on se verra tous ^^.
    bonne continuation.

  10. @Djailla
    merci vieux ! pas de problème pour les 20km, je suis surpris par la rapidité de ma récupération.

    @ice0ice
    merci !! je suis très satisfait de mon temps, c’est extrêmement motivant pour la suite 😀 et j’espère qu’on arrivera à se voir aux 20km. Il devrait y avoir pas mal de monde de la runnosphère

    @ZeFaB
    wow merci !!
    Alors, les gels overstim’s, je suis partagé : l’antioxydant est le moins dégueux au gout. L’effet est perceptible mais s’estompe finalement assez rapidement.
    Le « coup de fouet » est franchement immonde au gout, mais il m’a permis de faire les 3 derniers km à bloc.
    A très bientôt, aux 20km de Paris !

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